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Lundi 16 décembre 2024 à 19:08
Par France Bleu Orléans
La base aérienne d'Orléans Bricy est au cœur du dispositif aérien pour envoyer de l'aide à Mayotte après le passage du cyclone Chido. Après un premier A400M qui a décollé ce samedi soir, un deuxième avion est parti ce lundi matin. Explications avec le colonel Jean-François Déplanche.
Un deuxième A400M a décollé ce lundi de la base aérienne d'Orléans Bricy dans le Loiret en direction de l'océan indien pour faire parvenir de l'aide à Mayotte qui a été durement touchée par le cyclone Chido. Une mission que nous détaille le colonel Jean-François Déplanche.
Qu'il y a-t-il à l'intérieur du deuxième A400M qui a décollé ce lundi matin ?
Colonel Jean-François Déplanche : Dans ce deuxième avion, on a envoyé du fret militaire pour aider à reconstruire la vigie de l'aéroport de Mayotte. Il y a donc du matériel et une trentaine de militaires de l'armée de l'air, spécialisés en infrastructures. Ils savent s'occuper d'un aéroport en situation de crise. Chaque décision est prise en cellule interministérielle de crise en fonction des besoins, chaque ministère vient mettre les capacités qu'il a en régie.
D'autres avions vont-ils être envoyés vers Mayotte ?
Un autre doit partir ce mardi 17 décembre au matin, avec à l'intérieur 20 tonnes de rations de combat à destination des sinistrés. Après, nous sommes en mesure de monter en puissance dans le courant de la semaine. Le plan potentiel, c'est d'envoyer un avion par jour jusqu'à dimanche. Les avions seront remplis avec ce qu'il faudra en priorité à l'instant T. À ce stade, seul un A400 M va rester sur place, au moins 15 jours, pour assurer le pont entre Saint-Denis et Mayottte. Les autres rentreront à la base d'Orléans.
Combien de temps faut-il avant qu'un avion se pose à Mayotte ?
L'avion qui a décollé ce lundi matin a fait le même voyage que l'avion qui a décollé samedi soir. Ils partent d'Orléans Bricy, ils s'arrêtent à Solenzara (Corse) puis à Djibouti pour remettre du fuel. Ensuite, ils se posent à La Réunion, qui sert de hub avant d'aller sur Mayotte. Pour emmener le maximum de fret, ils sont obligés de s'arrêter deux fois, donc ils mettent une quinzaine d'heures à descendre jusqu'à La Réunion.